SumUp ou un concurrent : quel terminal de paiement choisir ?

1 octobre 2026 Non Par GeekRadin
SumUp ou un concurrent : quel terminal de paiement choisir ?

SumUp n’est pas automatiquement le meilleur terminal de paiement pour tous les indépendants. Il reste très simple à prendre en main, mais Square coûte moins cher sur une transaction classique en magasin, myPOS crédite immédiatement un compte professionnel et Stripe devient plus logique lorsque la vente physique prolonge déjà un site ou une application. Le bon choix dépend donc moins du prix du lecteur que du volume encaissé et de votre manière de vendre.

Voici le comparatif que j’aurais aimé trouver avant de choisir un TPE : des frais vérifiés, les vraies différences d’usage et un calcul pour savoir quand une formule avec abonnement devient rentable.

Le verdict en trente secondes

Votre situationChoix à regarder d’abordPourquoi
Marchés, prestations et encaissements irréguliersSumUpInstallation rapide et formule sans abonnement
Petite boutique avec caisse et stockSquareÉcosystème de caisse cohérent et commission en magasin compétitive
Vous utilisez déjà PayPalPayPal Point of SaleApplication simple et environnement PayPal familier
Vous voulez un TPE autonome et un versement immédiatmyPOSSIM intégrée sur plusieurs modèles et fonds versés sur le compte myPOS
Votre paiement est intégré à un site ou une applicationStripe TerminalUnification des ventes en ligne et en personne

Ce verdict n’est qu’un point de départ. La commission affichée ne dit rien du coût du terminal, des cartes internationales, de l’imprimante, du logiciel de caisse ou du délai nécessaire pour récupérer l’argent.

Combien coûte réellement SumUp ?

En paiement à l’usage, la grille tarifaire officielle de SumUp annonce 1,75 % pour les paiements en personne avec la plupart des cartes et 2,5 % pour les paiements en ligne. L’offre Paiements Plus abaisse certaines cartes nationales à 0,89 %, contre un abonnement mensuel.

Le calcul utile est donc celui-ci :

coût mensuel = abonnement + (chiffre d’affaires encaissé × commission) + frais annexes

Avec 3 000 € encaissés en magasin, 1,75 % représentent 52,50 €. À 0,89 %, les commissions descendent à 26,70 € ; il faut ensuite ajouter le prix de l’abonnement. L’économie brute est de 25,80 €. Si vous acceptez beaucoup de cartes internationales ou premium, refaites le calcul avec leur tarif réel : elles ne bénéficient pas toujours du taux réduit.

Ne confondez pas non plus chiffre d’affaires et nombre de paiements. Une activité qui encaisse vingt factures de 200 € n’a pas les mêmes besoins qu’un café qui traite plusieurs centaines de petites ventes, même si le total mensuel est identique.

SumUp face à quatre concurrents

Square : le concurrent le plus direct pour une boutique

Le barème français de Square affiche 1,65 % pour une transaction avec carte présente. L’écart avec les 1,75 % de SumUp semble minuscule : 10 € pour 10 000 € encaissés. Le choix se joue donc surtout sur la caisse, les accessoires, les rapports, la gestion des articles et le matériel disponible.

Square est particulièrement cohérent lorsqu’un comptoir, un catalogue produits et plusieurs employés doivent travailler dans le même outil. SumUp garde l’avantage de la simplicité pour un professionnel qui veut surtout encaisser sans transformer son activité en projet informatique.

PayPal Point of Sale : le choix familier

Zettle porte désormais le nom PayPal Point of Sale. Sa tarification française indique 1,75 % pour les paiements par carte et sans contact, sans contrat long ni frais récurrents pour l’application. Sur la commission seule, il n’y a donc pas de vainqueur évident face à SumUp.

L’intérêt apparaît surtout si PayPal fait déjà partie de votre organisation. Attention cependant : disposer d’un compte PayPal ne dispense pas de vérifier les délais de versement, le matériel compatible et les fonctions dont votre commerce a réellement besoin.

myPOS : autonome et rapide pour accéder aux fonds

myPOS annonce 1,69 % pour les cartes personnelles domestiques ou de l’Espace économique européen lorsque le volume reste inférieur à 10 000 € par mois, mais d’autres cartes sont plus chères. Consultez les tarifs myPOS par type de carte au lieu de retenir uniquement le taux d’appel.

Le vrai différenciateur est ailleurs : les fonds arrivent sur un compte professionnel myPOS et plusieurs terminaux possèdent leur propre connexion. C’est pratique en déplacement, mais ce compte intermédiaire doit s’intégrer proprement à votre comptabilité et à votre banque habituelle.

Stripe Terminal : pour construire un parcours sur mesure

Stripe Terminal vise davantage les entreprises qui utilisent déjà Stripe en ligne ou qui disposent d’une équipe technique. Les tarifs Stripe Terminal distinguent les cartes de l’EEE, les cartes hors EEE et certaines options comme Tap to Pay.

Ce n’est pas le meilleur choix pour ouvrir un carton, saisir trois produits et encaisser dans l’heure. En revanche, c’est une piste sérieuse pour relier site, application, abonnement et point de vente au même système de paiement. Si votre projet inclut aussi la facturation, notre guide pour choisir un logiciel de facturation électronique évite de traiter les deux sujets séparément.

Le tableau comparatif à lire avant d’acheter

SolutionCommission physique indicativeAbonnement obligatoirePoint fortÀ vérifier
SumUp1,75 % à l’usageNonSimplicité et gamme accessibleTaux selon formule et type de carte
Square1,65 %Non pour l’offre de baseCaisse et gestion de boutiqueCoût des modules et du matériel
PayPal POS1,75 %Non pour l’application de baseÉcosystème PayPalFonctions disponibles pour les nouveaux comptes
myPOSÀ partir de 1,69 % selon la carteNon sur la formule standardCompte et règlement instantanéFrais selon carte et compte de réception
Stripe Terminal1,4 % + 0,10 € pour une carte EEEPas de frais récurrents standardsIntégration technique omnicanaleDéveloppement et coût par autorisation

Tarifs relevés le 1er octobre 2026. Vérifiez toujours la grille officielle avant de commander : promotions, matériel et commissions peuvent changer.

Les cinq coûts cachés qui faussent le comparatif

  1. Le matériel : lecteur dépendant d’un téléphone, terminal autonome, socle, imprimante et tiroir-caisse n’ont pas le même prix.
  2. Les cartes coûteuses : cartes professionnelles, internationales ou hors EEE peuvent suivre une autre grille.
  3. Les ventes à distance : lien de paiement, saisie manuelle et boutique en ligne sont rarement facturés comme une carte présentée.
  4. La caisse : catalogue, stock, comptes salariés, exports comptables et conformité peuvent nécessiter une formule payante.
  5. Le temps : rapprocher manuellement les versements et les factures coûte plus cher qu’un dixième de point de commission.

Avant de choisir, listez aussi les modes de paiement attendus. Multiplier les options de paiement peut rassurer les clients, à condition de ne pas empiler des outils que personne ne rapproche ensuite.

Une méthode de test sur trente jours

Commandez d’abord le matériel minimum et reproduisez cinq situations : petite vente, gros panier, remboursement, absence de Wi-Fi et clôture de journée. Exportez ensuite un rapport et transmettez-le à la personne qui tient la comptabilité.

Pendant un mois, notez le chiffre d’affaires encaissé, le total des frais, le délai réel de versement, les échecs et le temps passé à corriger les écarts. Le meilleur TPE est celui qui réduit ce coût global, pas celui dont la page d’accueil affiche le plus petit pourcentage.

Alors, faut-il rester chez SumUp ?

Oui, si vous voulez encaisser rapidement sans abonnement ni configuration lourde. Regardez Square si la caisse et le stock comptent davantage, myPOS si l’autonomie et l’accès immédiat aux fonds sont prioritaires, PayPal POS si cet écosystème structure déjà vos ventes, et Stripe Terminal si le paiement doit s’intégrer à un produit numérique.

Pour une entreprise déjà équipée, ne migrez pas pour gagner quelques euros théoriques. Faites le calcul sur trois mois, ajoutez le matériel et le temps de transition, puis négociez si votre volume dépasse 10 000 € mensuels. C’est moins séduisant qu’un classement définitif, mais beaucoup plus rentable.

Dernière mise à jour de l’article le 1 octobre 2026

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